Un catéchumène à Paris

Kevin, un catéchumène de notre secteur, est allé à la messe célébrée par notre Pape Léon XIV, place de la concorde à Paris ; il a été transporté par cet évènement.

Voici son témoignage :

Le jour est enfin arrivé. Après avoir attendu cette venue du pape Léon XIV à Paris et reçu mon titre d’accès à la célébration, je me suis rendu ce matin à la messe organisée autour de la place de la Concorde et des Champs-Élysées.

Pour être certain d’arriver suffisamment tôt, je suis parti à 9 h 15. Cette précaution s’est révélée particulièrement utile : un incident grave de voyageur a perturbé le RER B et, pendant un moment, j’ai réellement craint de ne pas pouvoir arriver à temps.

Le trafic a finalement repris.

À Denfert-Rochereau, j’ai commencé à percevoir l’ampleur de l’événement : de nombreuses personnes se dirigeaient manifestement, elles aussi, vers la messe. Je suis ensuite descendu au Trocadéro, puis j’ai continué à pied jusqu’à l’accès correspondant à la zone indiquée sur mon billet.

Je suis arrivé vers 11 heures. : l’ampleur du dispositif était impressionnante. Ce n’étaient pas seulement les Champs-Élysées qui étaient réservés pour l’événement : les rues attenantes étaient également intégrées au dispositif de circulation, de sécurité et de contrôle.

Après une longue attente, j’ai franchi les contrôles et suis entré sur les Champs-Élysées.

Des dizaines d’écrans géants avaient été installés le long de l’avenue afin que les personnes éloignées de la place de la Concorde puissent suivre ce qui s’y déroulait. Déjà, avant le commencement de la messe, l’avenue résonnait de prières et de chants liturgiques.

Progressivement, j’ai eu l’impression que tout un secteur de Paris était transformé en une immense église à ciel ouvert

Lorsque le pape a commencé à descendre les Champs-Élysées, l’atmosphère a changé.

La foule immense l’acclamait sur son passage. J’ai finalement vu Léon XIV passer devant moi et j’ai pu filmer cette séquence.

Ce fut un moment impressionnant et joyeux, un magnifique prélude à la célébration. Pourtant, après coup, ce n’est pas ce passage du pape que je retiens comme le sommet de la journée.

Le véritable grand moment fut la messe elle-même.

Puis vint le moment tant attendu : la messe.

Le pape revêtit les vêtements liturgiques épiscopaux et se mit à célébrer. Je ne voyais plus principalement la personnalité publique que venait d’acclamer une foule immense : je voyais un évêque présidant l’Eucharistie. J’ai trouvé cela admirable.

Le pape, avec toute la visibilité attachée à son ministère, entrait lui-même dans la liturgie de l’Église et se mettait au service de quelque chose qui le dépassait.

L’un des souvenirs les plus impressionnants de la célébration restera le calme extraordinaire de la foule.

Les Champs-Élysées étaient remplis de monde jusqu’à l’Arc de Triomphe et la foule s’étendait même vers l’avenue de la Grande-Armée. Quelques instants auparavant, cette multitude avait acclamé avec enthousiasme le passage du pape.

Et pourtant, pendant la messe, elle devint extrêmement calme

Cette immense foule n’était plus simplement une foule rassemblée pour un événement exceptionnel. Elle était devenue une assemblée liturgique.

On écoutait … On priait …On répondait … On faisait silence.

Au milieu d’un espace parisien habituellement associé à la circulation, au commerce et au bruit, cette expérience du silence fut particulièrement saisissante.

Depuis mon arrivée, le ciel était couvert et gris., juste avant que la messe commence, le ciel s’est dégagé et le soleil est apparu. Il est resté présent pendant toute la célébration.

Je ne veux pas nécessairement donner une interprétation surnaturelle à cette coïncidence, mais elle restera certainement l’une des images les plus fortes de cette journée : après plusieurs heures passées sous un ciel gris, la lumière est apparue juste avant la messe et nous avons célébré toute l’Eucharistie sous le soleil.

J’ai également été touché d’entendre Léon XIV célébrer la messe en français.

L’évêque de Rome, venu à Paris, célébrait dans la langue du peuple qui l’accueillait. Dans cette immense assemblée, les paroles de la liturgie pouvaient ainsi être entendues et comprises directement par tous.

Cela donnait quelque chose de très concret à l’universalité de l’Église : l’unité catholique ne supprimait pas la réalité locale ; elle l’assumait.

L’homélie de Léon XIV fut également un moment fort.

Un détail m’a particulièrement marqué : il lisait son texte sans chercher à le cacher.

Il ne semblait pas chercher une performance oratoire. Il n’avait pas besoin de donner l’impression d’improviser ou de captiver la foule par sa virtuosité personnelle.

Il avait quelque chose à transmettre.

Il proclamait et expliquait la Parole de Dieu, et c’était cela qui comptait.

Cette simplicité correspond à quelque chose qui me plaît chez Léon XIV depuis le début de son pontificat et que cette célébration a renforcé la personne semble pouvoir s’effacer derrière le ministère qu’elle exerce.

Cette journée m’a finalement permis de distinguer deux expériences.

Il y eut d’abord le caractère exceptionnel de la venue du pape : le dispositif gigantesque, la foule, son passage sur les Champs-Élysées et les acclamations.

Tout cela fut impressionnant … Mais ce n’était qu’un prélude

Le sommet fut l’Eucharistie.

La progression de la journée pourrait presque se résumer ainsi :

attendre → accueillir → acclamer → célébrer.

Et c’est le dernier terme qui donne leur véritable orientation aux précédents.

Pendant quelques heures, tout un secteur de Paris avait changé de fonction. Les avenues n’étaient plus seulement des axes de circulation. Une immense assemblée y écoutait la même Parole, répondait aux mêmes prières et participait à la même célébration eucharistique.

Les Champs-Élysées étaient devenus, pour quelques heures, comme une immense église à ciel ouvert.

Ce matin, dans le RER B immobilisé, j’ai cru pendant un moment que je n’arriverais peut-être pas à temps. Ce soir, je peux au contraire regarder cette journée avec une profonde reconnaissance :

  • J’ai vu passer le pape Léon XIV.
  • J’ai entendu une foule immense l’acclamer.
  • J’ai vu le ciel gris s’ouvrir juste avant la célébration.
  • J’ai entendu les Champs-Élysées devenir silencieux pendant la liturgie.
  • J’ai entendu Léon XIV célébrer et prêcher en français.
  • Et surtout, j’ai participé à la messe.

Je suis profondément heureux d’avoir été présent pour cette messe pontificale. Ça a été pour moi une journée mémorable !